La Telecaster est l'une des premières guitare électrique à corps plein produite et commercialisée en série par Leo Fender, à partir de 1952. D'abord baptisée Broadcaster, puis Nocaster et munie d'un seul micro, elle connaît au fil du temps des modifications de sa lutherie sans que le design originel ne change drastiquement.
Le premier modèle de Telecaster, commercialisé sous le nom de Broadcaster, était doté de deux micros. La firme Gretsch, propriétaire du nom Broadcaster (en réalité, Broadkaster avec un K), utilisé pour une batterie, demanda à ce que le nom soit retiré. Les premières Tellies (telles qu'elles sont nommées par les fans) sont nommées Nocaster (la décalcomanie Broadcaster fut enlevée). Arthur "Guitar Boogie" Smith fut un des premiers musiciens à utiliser la Telecaster (ensuite nommée the Broadcaster) pour enregistrer "Guitar Boogie" en 1947.
La Telecaster et sa sœur l'Esquire (L'Esquire ne possède qu'un seul micro au chevalet. Son sélecteur permet d'obtenir trois sonorités en jouant sur le filtrage des fréquences, dont une sortie directe sans correction). Certaines Esquire sont munies de deux micros, comme celle de Bruce Springsteen. L'Esquire a fait l'objet en 2005 d'une réédition fabriquée au Mexique sous le nom de 50's Esquire. Il existe même une Esquire Signature sous le nom de Seymour Duncan.
Adoptée dans un premier temps par les musiciens de country et de blues, elle se caractérise par un son claquant que les anglo-saxons nomment le twang. Le "twang" est en fait le résultat de l'ensemble micro chevalet/chevalet/support métallique. Le micro manche présente la particularité d'être recouvert par un capot métallique destiné à filtrer les aigus et lui conférer un son plus velouté. La Telecaster est construite avec un corps en frêne des marais ("swamp ash") et un manche en érable massif Rockwood. La guitare a subi des changements mineurs au cours de sa longue carrière. Elle est dotée d'un manche avec touche en palissandre dans les années 1960 qui tend à arrondir sa sonorité sèche et claquante caractéristique. A cette époque elle est utilisée par Jeff Beck au sein des Yardbirds ou Jimmy Page avec Led Zeppelin.
En 1968, Fender reprend son premier modèle de basse Precision P-51 équipé d'un unique micro et au look spartiate pour le renommer en Telecaster Bass. Sa production s'arrête en 1977.
En 1969 Fender reprend son premier modèle Telecaster Thinline avec deux humbuckers.
Dans les années 1970, la Telecaster est déclinée en nouveaux modèles. En 1972, le modèle dit "Deluxe", est pourvu de micros à double bobinage DH-1 conçus par Seth Lover (l'inventeur du humbucker), d'un corps travaillé comme celui d'une Stratocaster, ainsi que d'un manche à tête "type Stratocaster". Sa petite soeur, le modèle dit "Custom", garde le micro aigu simple bobinage et la tête de manche de la Telecaster de base, dite "Standart", tandis que la "Thinline" est dotée d'un corps creusé, d'une ouïe, et parfois de micros double bobinage.
Keith Richards, guitariste des Rolling Stones, utilise depuis le début des années 70 des Telecaster modifiées par remplacement du micro manche d'origine par un humbucker Gibson. Sa Telecaster emblématique a été baptisée Micawber (modèle 1953 butterscotch blonde), une autre Malcolm (modèle des années 50 également, sur lequel le vernis d'origine a été enlevé). Le son typique des riffs des Rolling Stones (Honky Tonk Woman, Jumpin' Jack Flash, Brown Sugar, Tumblin' Dice, Midnight Rambler...) provient le plus souvent de l'une de ses Telecaster accordée en sol ouvert, la corde mi grave ayant été retirée (sol-ré-sol-si-ré du grave à l'aigu). Le tirant de ses cordes va, toujours du grave à l'aigu, de 0.42 - 0.30 - 0.18 - 0.15 - 0.11.
Durant des années, des guitaristes célèbres ont fait de la Telecaster leur instrument signature.
Eric Clapton utilisa une Telecaster pendant sa période avec The Yardbirds, et joua aussi sur une Telecaster Custom dotée du manche de Brownie pendant l'épisode Blind Faith , Roy Buchanan et Albert Collins ont démontré que la Telecaster convenait également pour jouer le blues. Muddy Waters a aussi pas mal utilisé la Telecaster .
George Harrison a aussi joué sur une Telecaster Rosewood (palissandre) pendant les sessions d'enregistrement pour l'album Let It Be des Beatles, sur lequel le son de la Telecaster était modifié par l'amplification à travers une cabine Leslie.
Paul McCartney s'est lui aussi pas mal servi de Telecaster pour enregistrer ses parties de guitare électrique, tant avec les Beatles qu'avec Wings ou en solo, les trafiquant au besoin, et même tronçonnant les modèles "droitiers" pour avoir un accès aux aigus! Le soliste des Cars, Elliot Easton, se contente lui de faire chanter des modèles gauchers.
Bruce Springsteen a donné un paquet de shows énergiques avec son Esquire. Un autre remarquable manieur de Telecaster est Andy Summers de The Police. Son jeu de guitare a défini en grande partie le son de The Policea et contribué à faire évoluer lla Telecaster, grâce à la polyvalence de son modèle "Custom". Jimmy Page a joué sur une Tele 1958 décorée de façon psychédélique, (peinte par Page lui-même, et aussi connue comme la "Telecaster Dragon") sur les premiers albums de Led Zeppelin, et particulièrement pour le solo de l'iconique morceau de 1971 "Stairway to Heaven". La guitare lui avait été offerte par son ami Jeff Beck.
David Gilmour se sert lui aussi de temps à autre de Telecaster ou d'Esquire, avec Pink Floyd (Run Like Hell) comme lors de sa collaboration avec P. Mc Cartney (Run Devil Run). Il a même la plus vieille "Nocaster" connue.
L'utilisation considérable d'Albert Lee de la Telecaster lui valu le surnom de "Mr. Telecaster."
James Root de Slipknot joue aussi sur une Telecaster. |
LA TELECASTER , une guitare mythique ! Le look, le son, et les vibrations de la Telecaster® ont marqué l’histoire de la musique moderne....
LEO FENDER est le fondateur de la société de lutherie Fender, spécialisée dans la fabrication de guitares électriques, de basses et d'amplificateurs. Ses guitares, basses et amplificateurs qui ont été créé dans les années 50s domine toujours la musique populaire plus d'un demi-siècle plus tard. Marshall et plusieurs autres compagnies d'amplificateurs ont utilisé les intruments de Fender en tant que la fondation de leurs produits. Fender et l'inventeur Les Paul sont considérés comme les deux plus influentes figures du développement des instruments électrique du 20e siècle.
Leo Fender est né à Fullerton en Californie, dès son plus jeune âge il s'intéressa aux moteurs électriques et passait son temps à construire et à réparer des radios pendant ses études. Il créa sa première guitare à l'âge de 16 ans : la « leo's baby ».
Après avoir travaillé pour le « California Highway Department », Fender créa sa propre entreprise de réparation de radios, qu'il étendra avec Clayton « Doc » Kauffman en une compagnie de guitares et d'amplificateurs en 1946. Après ses affaires avec Kauffman, Fender s'intéressa à l'utilisation du corps plein pour les guitares électriques. En 1947, George Fullerton et lui créèrent la broadcaster. Après un procès avec la firme Gretsch, qui avait commercialisé une batterie sous l'appellation Broadkaster, le nom de la guitare fut changé pour « Telecaster ». En 1951, Fender créa la Precision Bass. En remplaçant les « stand-up » non amplifiés de la contrebasse, la « P-Bass » changea radicalement la pratique de l'instrument et l'essentiel des styles musicaux . La Stratocaster, qui est apparue peu de temps plus tard, modernisa la musique et devint une réelle icône, elle sera la guitare électrique la mieux identifiable.
Ironiquement, Leo Fender n'avait jamais appris à jouer de la guitare (bien qu'il ait joué du saxophone) mais il était très proche des musiciens en Californie du sud. Donc son approche à la guitare était sans tradition, et il apporta sa propre vision de l'instrument au public. Sa technique de fixation du manche par vissage était moins coûteuse que l'approche traditionnelle et rendit ses guitares plus abordables pour le grand public que ses concurrents (principalement Gibson). En créant des guitares innovantes et efficaces, Leo Fender était aux instruments de musiques des années 50 et 60, ce qu'était Henry Ford à l'automobile dans les années 1920 et 1930.
Les affaires de Fender décollèrent dans les années 1950, lorsque les musiciens adoptèrent les guitares : Telecaster et Stratocaster, et la basse : Precision Bass. Il continua à inventer de nouvelles guitares telles que la Jaguar et la Jazzmaster dans les années 1960 et aussi l'autre modèle de basse le plus utilisé, la Fender Jazz Bass. En 1965, Fender vendit son entreprise à CBS pour 13 millions de dollars.
Dans les années 1970, lorsqu'il fut dégagé des clauses de non-concurrence imposées par CBS, Leo Fender créa la marque Music Man, en inventant notamment la Sting Ray Bass. En 1979, avec de vieux amis, George Fullerton et Dale Hyatt, il créa une nouvelle compagnie appelée G&L (George & Leo, plus tard guitares par Leo). En dépit de ses problèmes de santé, Leo Fender continua à créer des guitares et des basses, en gagnant toujours plus d'expérience. Il meurt en 1991 de complications dues à la maladie de Parkinson.
GUITARE
Fender reconnait le potentiel qu'une guitare électrique soit facile à tenir, à accorder et à jouer. En 1949, il commença a travailler sur ce qui allait devenir la toute première Telecaster à l'usine Fender à Fullerton, en Californie. Même s'il ne l'a jamais admis, Fender semble avoir basé son design sur la Rickenbacker Bakelite. Un des points fort de la Rickenbacker - un manche détachable qui rendit facile la fabrique et l'entretient - n'a pas échappé à Fender, qui était un maître dans l'art de s'approprier des designs déjà établis. Sans surprise, son premier prototype fut une guitare à pick up unique avec un manche détachable en érable ainsi qu'un corps en bois de pin, peint en blanc.
ESQUIRE
Don Randall, qui a géré la distribution des produits Fender, a reconnu les possibilités commerciales du nouveau design (il a vu juste) et a fait des plan pour introduire le nouvel instrument en tant que «Modèle Esquire». Fender supporta le nom de Esquire, disant que cela impliquait une certaine distinction avec les autres guitares. En avril 1950, Radio-Tel commence a promouvoir la Esquire - la première guitare 6 cordes de Fender qui fut officiellement introduite au public. La compagnie a donc préparé son Catalogue #2, imageant un pick-up unique noir Esquire avec une valise en tweed imprégnant la forme de la guitare. Une autre photo montrait Jimmy Wyble de Sapde Cooley's Band avec une Esquire jaune. Ces premiers modèles, coutant environ 154.95$, exhibaient la forme de milliers de guitares Fender à venir.
BROADCASTER
L'usine commença à produire en quantité industrielle à la fin de l'an 1950, avec dans l'idée de produire des Esquire à pick-up double. La décision de Fender compromettra l'idée marketing de Radio-Tel, ce qui forcera Randall à retenir les demandes pour la Esquire à pick-up unique et d'arriver avec un nouveau nom pour le modèle à deux pick-up, qui sera éventuellement nommé Broadcaster. Les acheteurs ont du attendre à ce que les guitares à pick-up unique arrivent en quantité industrielle en janvier 1951 et elles fuent envoyées dans les mois qui suivirent. Le magazine Musical Marchandise portait la première annonce pour la Broadcaster en février 1951 avec une annonce d'une page entière décrivant la guitare en détail. La guitare a été décrite comme ayant une coupe moderne, un style de tête moderne ainsi qu'un pick-up solo-lead qui était complètement ajustable pour la balance des tonalités par le moyen de trois vis élevées
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Les Les Paul sont des guitares électriques de type corps plein (solidbody) fabriquées par la firme américaine Gibson Guitar Corporation.
Divers guitaristes de legende comme LES PAUL , B.B KING , Robert JOHNSON , Bob DYLAN , Chuck BERRY , Billie Joe AMSTRONG , Jeff BECK , Franck ZAPPA , SLASH ( gn'r , velvet revolver), Joe PERRY (aerosmith), BUCKETHEAD (guns n'roses) , Richie BLACKMORE (deep purple), Ace FREHLEY (kiss), Billy GIBBONS (zz top), David GILMOUR (pink floyd), Gary MOORE , Kirk HAMMET et James HETFIELD (metallica), Zack WYLDE (black label society) , Jimmi PAGE (led zeppelin), Angus YOUNG(ac/dc) , Louis BERTIGNAC ( telephone) , etc............
C'est en 1952 que le premier modèle de guitare Les Paul est sorti de l'usine Gibson de Kalamazoo. Cette guitare doit son nom à la collaboration commerciale de Gibson avec le musicien, très populaire à ce moment là, Lester William Polfus, connu sous le nom de Les Paul.
La Les Paul est devenue la guitare probablement la plus emblématique de la marque et un grand classique de guitare électrique.
CONSTRUCTION.
La forme, élevée au rang d'icône est bien connue du plus grand nombre. Cette forme est directement issue de la lutherie guitare très traditionnelle de Gibson, bien que le corps, muni d'une seule échancrure facilitant l'accès aux notes aiguës, soit d'une taille beaucoup plus petite que les guitares à caisse creuse (hollowbody) de la marque.
Le corps plein bois est fabriqué dans une seule pièce d'acajou sur lequel est rapportée une table réalisée en érable, excepté pour les corps des premiers modèles « Custom » et des modèles « économiques » faits d'un seul bloc d'acajou sans table rapportée. Les tables en érable sont constituées d'une pièce de bois refendue et assemblée par le milieu. Les modèles « Standard » et « Custom » ont le dessus du corps galbé (archtop), ce qui initialement devait marquer la différence avec la concurrence.
Le manche est en acajou généralement d'une seule pièce mais des modèles ont un manche trois pièces. Il est collé à la caisse selon la technique tenon-mortaise dont la forme et les proportions ont varié dans le temps, le but étant d'obtenir l'assemblage le plus stable possible. Il est pourvu d'un système intégré, le truss rod servant à régler sa courbure. L'accès au truss rod se trouve sous une petite plaque (cache truss rod) vissée sur la tête du manche et qui porte le nom de la guitare. La touche en palissandre ou en ébène, bordée d'un filet (binding) blanc-crème, est munie de 22 frettes et de repères incrustés en nacre. La forme des incrustations a aussi varié en fonction des modèles..
L'accastillage et les accessoires varient sur certains modèles au niveau du chevalet, du cordier ou encore du nombre de micros et de la présence ou non d'une plaque de protection, le pickguard. Toutefois, après des débuts un peu différents, dès 1954 les choses se sont à peu près stabilisées.
Les modèles « Standard » et « Custom » sont équipés d'un chevalet de type Tune-o-matic, permettant de régler l'action des cordes sur le manche et de faire un réglage très précis de la longueur vibrante de chaque corde (compensation) et d'un cordier de type Stop-bar, les deux étant fixés directement dans le corps de la guitare. Le pickguard, de forme plutôt triangulaire est traditionnellement blanc-crème sur les « Standard » et noir sur les « Custom ». Cette plaque est maintenue au dessus de la table par une vis et une petite pièce en forme d'équerre fixée sur le côté du corps afin de minimiser le contact avec la table. Ce mode de fixation est un héritage des guitares à caisse creuse. Les mécaniques disposées en 2 rangées de 3 de chaque côté de la tête du manche, sont du type Kluson avec des boutons caractéristiques en forme de « tulipe » ou du type Grover à bain d'huile.
Deux micros de type single coil P-90 ou humbucker sont positionnés dans des cavités prévues à cet effet, un très près de l'extrémité de la touche et l'autre près du chevalet. Un sélecteur (switch) à 3 positions, permettant de choisir l'un ou l'autre micro ou les deux en parallèle, se trouve positionné dans la partie supérieure gauche du corps. Il y a traditionnellement à la base du sélecteur une plaque ronde en plastique blanc-crème ou noir portant les mentions Rhythm pour le « micro manche » et Treble pour le « micro chevalet ». On accède au logement de ce sélecteur en enlevant la plaque ronde qui masque la cavité au dos du corps. Quatre boutons de potentiomètres de réglage — un de volume et un de tonalité grave/aigu pour chaque micro — sont situés sur la partie inférieure droite du corps. Au cours des années de production de la Les Paul, Gibson a utilisé des boutons de formes différentes en fonction des goûts du moment. On accède au logement des potentiomètres et du câblage de la guitare, comme pour le sélecteur, en enlevant la plaque qui masque la cavité prévue à cet effet. La sortie, une prise Jack fixée sur une plaque carré blanc-crème ou noir, est située sur le côté inférieur droit du corps à proximité des boutons de réglage.
Comme la plupart des instruments Gibson, la finition des guitares Les Paul est faite avec un vernis nitrocellulosique appliqué en plusieurs couches polies.
À la fin des années 1940, Gibson qui avait largement contribué à l'effort de guerre, avait quelques difficultés à reprendre la pleine production de guitares dignes de son statut. Ted McCarty qui avait été nommé à la tête de l'entreprise en 1950 cherchait de nouveaux débouchés. Dans le même temps, sur la côte ouest, une petite entreprise, Fender, commençait à faire parler d'elle avec des guitares "révolutionnaires". Des "planches" et sûrement pas de la lutherie selon Gibson, qui au début regardait cela avec un peu de mépris. Mais les "planches", en fait la Telecaster, plaisaient de plus en plus.
Quelques années auparavant, Les Paul qui en plus d'être un musicien, était aussi un inventeur et curieux de tout, s'était intéressé à l'idée d'une guitare dont le corps serait partiellement en bois plein. Il avait « bricolé » un prototype « the log » (la bûche) qu'il avait proposée vers 1946 à Maurice Berlin de la compagnie CMI qui avait racheté Gibson en 1944. Proposition restée sans suite dans un premier temps.
Pour faire face au succès grandissant de Fender, McCarty décida finalement que Gibson se devait de produire son propre modèle solidbody. Mais pas n'importe quel solidbody, une guitare qui ressemble à une guitare, fabriquée dans le respect des règles de la lutherie. Dès 1951 McCarty montra un premier prototype à Paul et lui proposa un arrangement commercial. Paul accepta tout en demandant que certaines modifications soient effectuées sur ce prototype. Nul ne saurait dire avec précision le degré d'implication de Paul dans l'élaboration de la guitare à venir. Ce que disent Paul et McCarty à ce sujet diffère sensiblement. En fait, ce qui semble acquis, c'est que Paul n'ait pas été au-delà de la mise au point du combiné chevalet-cordier en trapèze que l'on peut voir sur les tous premiers modèles commercialisés, et dont on peut dire qu'il était d'une inefficacité avérée et peut-être le choix de la peinture métallisée d'une couleur vaguement or, car il fut décidé de peindre la table d'harmonie afin de masquer les secrets de fabrication à la concurrence. Ainsi la guitare qui allait devenir la « GOLDTOP » vit le jour.
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COMMERCIALISATION.
La guitare, fut commercialisée en 1952 et bien que le succès ne fut pas exceptionnel, les ventes étaient satisfaisantes en comparaison des autres modèles de la marque. Il faut se rappeler qu'à cette époque, la clientèle Gibson était surtout composée de guitaristes de Jazz. Pour toucher une clientèle plus large McCarty décida d'étoffer la gamme Solidbody en proposant dès 1954 un modèle « Custom » plus luxueux que le modèle « Standard » et censé mieux correspondre en sonorité aux désirs des musiciens de jazz et un modèle « Junior », économique, aux caractéristiques sensiblement différentes .
Durant les années suivantes, Gibson fit évoluer ses modèles, tant sur le plan des micros que sur les accessoires . Pas de véritables bouleversements jusqu'en 1958 où il fut décidé d'abandonner la peinture dorée de la « Standard » (les secrets de fabrication étaient éventés depuis longtemps), au profit d'une présentation de couleur dégradée (Sunburst) dans le plus pur esprit de ce que faisait la marque sur ses modèles à caisse creuse (hollowbody). Ceci pourrait sembler anodin, mais on sait quelle importance cela a pris par la suite dans le monde des collectionneurs.
Malgré tous ces efforts, et alors que le marché de la guitare commençait à vraiment devenir important, les Les Paul se vendaient de moins en moins bien, subissant la forte concurrence des autres marques et même de quelques modèles Gibson, notamment la ES-335 apparue en 1958 et qui par sa polyvalence séduisait beaucoup plus. Pour faire face à ce déclin, fin 1960, Gibson décida d'arrêter la production des Les Paul dans leur concept du moment au profit d'une gamme d'instruments complètement renouvelée, les guitares SG (Solid Guitar) qui au début ont continué d'arborer le sigle Les Paul.
RARETES ET SUCCES.
Les Les Paul ont commencé à être très recherchées par les guitaristes alors qu'elles n'étaient plus fabriquées. Il y a une explication à cela. Dans le début des années 1960, la musique, issue du Rock'n'Roll, du Blues, a littéralement « explosé » dans le monde occidental. Les grands groupes Beatles, Rolling Stones, pour ne citer qu'eux, ont largement contribué à cet extraordinaire engouement. Dans le même temps, les formes d'expression musicale évoluaient. On utilisait des systèmes d'amplification de plus en plus puissants. Les guitares étaient branchées sur des amplificateurs à lampes souvent réglés à pleine puissance, produisant des sons très saturés, très « lourds » et dans ce domaine, les Les Paul, dans les mains de Mike Bloomfield aux États-Unis et Eric Clapton en Europe, étaient intrinsèquement les championnes. Cela plaisait énormément et la grande majorité des guitaristes souhaitaient avoir ce son. C'est à ce moment là que les prix des « vieilles » Les Paul ont commencé à monter très sensiblement. Les guitaristes, qui le pouvaient, n'hésitaient pas à dépenser plusieurs fois le prix d'une guitare neuve pour acquérir l'objet convoité.
En 1968, Gibson, conscient de cette situation, décida de relancer la production des Les Paul. Tout d'abord deux modèles ; un modèle « Custom » peint en noir avec deux micros humbucker et un modèle « Standard » en présentation Goldtop avec deux micros P-90 (une sorte de retour aux sources). Depuis cette reprise et jusqu'à maintenant, la production n'a plus jamais cessé, au contraire, Gibson au fil des années a sorti une quantité de nouveaux modèles. En comptant toutes les variantes, toutes les options, on doit aboutir à un total dépassant la centaine de modèles différents, certains dignes du plus vif intérêt, d'autres ne répondant qu'à des critères de marketing (mercatique). Ce qui semble évident, c'est que « La » Les Paul tient depuis longtemps une position qui perdure de modèle phare de la marque.
PRINCIPAUX MODELES ET VARIANTES.
Les Paul Standard, réédition du modèle de 1958 avec sa peinture Sunburst
Les Paul StudioLes Paul Model dit Goldtop
de 1952 à 1958, c'est la première Les Paul. D'abord équipée d'un chevalet-cordier trapèze vite remplacé par un combiné chevalet-cordier Wrap-over solidement fixé sur la table et 2 micros Single coil P-90. A partir de 1955 elle se voit dotée d'un chevalet Tune-o-matic et un cordier Stop-bar séparé. En 1957 les P-90 sont remplacés par des humbuckers.
Custom dit Black Beauty ou Fretless Wonder
de 1954 à 1960, version luxe toute noire avec un accastillage doré, le corps est fait d'un seul bloc d'acajou, 2 micros Single coil P-90 remplacés en 1957 par 3 humbuckers PAF. Le surnom de Fretless Wonder était trompeur car la guitare n'était pas dépourvue de frettes, mais celles-ci étaient simplement moins proéminentes que sur les autres modèles.
Junior
de 1954 à 1960, modèle « économique » à corps plat, une seule échancrure jusqu'en 1958 puis double échancrures de 1958 à 1960, Pickguard vissé sur le corps, chevalet-cordier combiné Wrap-over, 1 micro Single coil Dog-ear P-90.
Special
de 1955 à 1959, c'est une version de la Junior un peu plus sophistiquée avec 2 micros Single coil, un nouveau dessin de la plaque de protection et le manche bordé .
Standard dit Sunburst
de 1958 à 1960, identique à la Goldtop de 1957 mais la peinture dorée est remplacé par une finition couleur « Sunburst ». Ce sont les modèles les plus convoités. La plupart sont maintenant dans des coffres de collectionneurs.
Goldtop
C'est la teinte "or" réalisée à base vernis mélangé à de la poudre de bronze. Les toutes premières Les Paul (1952) étaient peintes de cette couleur sur le dessus du corps, ou corps et manche pour certaines. Une des raisons étaient que cela permettait de masquer aux concurrents l'innovation de l'époque qu'était la table érable rapportée. Au fil des années cette teinte a été reprise pour certaines variantes allant du modèle de série aux modèles « Reissue » produits avec grand soin par le Gibson Custom Shop .
Custom
à partir de 1968, n'est plus seulement livrée en finition noire comme par le passé, mais dans toute sortes de finitions différentes, généralement luxueuses, avec un accastillage plaqué or. Elle représente le haut de gamme des Les Paul .
Deluxe
de 1969 à 1984, en finition couleur Sunburst, goldtop ou naturelle, les Deluxe sont équipées de mini-humbuckers des micros double bobinage au format simple bobinage, qui logent dans des emplacements de Single coil type P90. Sur les premières le corps était de type "sandwich", composé de plusieurs épaisseurs d'acajou, construction plus économique que les corps en une pièce. Les autres ont un corps acajou une pièce. Le manche est en acajou ou en érable, apportant de la brillance, c'est rare pour une Les Paul. Ces guitares ont longtemps été boudées par les guitaristes. Ce n'est plus le cas, aujourd'hui elle est très appréciée en particulier pour ses excellents "mini humbuckers" et les modèles d'époque sont maintenant plutôt recherchés, atteignant des côtes élevées. Une réédition a vu le jour en 2006 seulement.
Studio
à partir de 1983, très populaire, ce modèle est en quelque sorte une déclinaison économique de la gamme. Pas de filets bordant la touche ou le corps, elle ne comporte pas la table en érable raportée présente sur le modèle Standard. La Studio existe en de très nombreuses finitions . |